AGE, FAMILLE, PROFESSION …
43 ans, marié depuis 9 ans à Karine, 3 enfants Matthieu 10 ans, Alice 7 ans et Simon 5 ans. Professeur de mathématiques en lycée. Originaire de Clisson 44, fulgentais depuis 1999.
QUALITE / DEFAUT
Observateur et à l’écoute, timide, mais grâce à l’arbitrage et aux responsabilités dans mon travail, je suis devenu bavard et ouvert. Je communique beaucoup (« trop parfois ») sur un terrain, car j’ai toujours détesté en tant que joueur, ne pas pouvoir échanger (courtoisement) avec un arbitre.
Je suis quelqu’un de gourmand, de parfois fainéant, de passionné et enthousiaste, surtout pour ma passion le basket. Je suis quelqu’un qui travaille assez souvent dans l’urgence, mais c’est pour moi un stress qui me permet d’être plus productif ou réactif.
PARCOURS BASKET (JOUEUR, ARBITRE, DIRIGEANT) EN QUELQUES MOTS
J’ai débuté le basket à 6 ans à Clisson, une année en cadet région et à l’âge de 18 ans mutation pour aller jouer en R1 au Pallet, 9 ans joueur en nationale 3,4 et R3, puis retour en D3 à Clisson (3 montées consécutives pour arriver en R3).
J’ai passé le diplôme d’initiateur, puis EJ et ER et entrainé de nombreuses équipes dans toutes les catégories depuis l’âge de 16 ans. J’arbitre en club depuis l’âge de 10 ans, et officiellement, depuis la fin de ma carrière de joueur en 2001 pour blessures.
J’ai été président de la commission technique du club de Clisson et membre du bureau. Je suis actuellement vice-président de la commission des arbitres du comité 85 où je suis responsable de la formation des arbitres en tant que formateur labellisé. J’encadre des stages en département ou en ligue pour former des arbitres et même depuis cette année au niveau fédéral. Je me déplace aussi de temps en temps pour observer des arbitres pendant leur rencontre pour les conseiller.
COMMENT M’EST VENUE L’IDEE DE DEVENIR ARBITRE OFFICIEL ?
Mon père et mon parrain (qui est encore arbitre officiel) m’ont initié à l’arbitrage. J’ai toujours aimé prendre le sifflet et lorsque j’ai arrêté de jouer, mon club étant en manque d’arbitre et ne voulant pas arrêter de courir sur un terrain de basket, j’ai décidé d’arbitrer.
J’ai effectué une saison dans le département 44 , tout en coachant en R3, puis dès la saison suivante en région pendant 3 ans. Après j’ai accédé au niveau championnat de France (NM3, NF1,2,3). Après 2 ans, j’ai participé à un stage passerelle vers le niveau supérieur (NM2, LF2, Esp Pro A). J’entame ma 4ème saison à ce niveau et depuis le début de la saison, j’officie aussi en NM1 et LFB.
QUELLES SONT LES QUALITES POUR MOI POUR DEVENIR ARBITRE OFFICIEL ?
Il faut aimer le basket et le jeu, apprendre à faire preuve d’autorité, se forger un gros caractère et vaincre sa timidité.
Il faut aussi être humble et respectueux, car il faut d’abord apprendre les règles de notre sport qui sont très nombreuses, avant de pouvoir affirmer les connaître et les faire appliquer sur le terrain.
Il faut être rigoureux, être responsable car l’arbitrage a ses contraintes (formations, déplacements, …). Il faut aussi être à l’écoute, être capable de communiquer et surtout savoir se remettre en cause.
Il faut accepter ses erreurs, les analyser et ainsi progresser pour prendre de l’assurance.
QUELLE EST MON AMBITION POUR LES SEMAINES, LES MOIS ET LES ANNEES A VENIR EN TANT QU’ARBITRE ?
Mon ambition est toujours de faire le maximum sur un terrain pour arbitrer le mieux possible. J’arbitre actuellement en NM1 et en LFB de temps en temps et j’avoue prendre beaucoup de plaisir malgré que la vitesse de jeu ou les exigences du jeu soient plus importantes. Mon arbitrage n’est pas parfait donc je cherche à m’améliorer, pour qu’au bout du compte, on ne me voit plus pendant un match. Mon autre ambition est de continuer à former des arbitres, leur apporter mon expérience.
QUE DIRAIS-JE A UN JEUNE QUI VOUDRAIT SE LANCER DANS LA FORMATION ARBITRE ?
Il faut commencer en club, bien aidé par quelques joueurs ou entraineurs, et arbitrer le plus souvent possible. Il faut continuer à s’entraîner pour maitriser les fondamentaux techniques et tactiques. Il faut se former et réussir à ne pas trop faire attention aux critiques et commentaires du public : les personnes les plus importantes à respecter, à écouter, en donnant le meilleur de soi-même, sont les joueurs et entraineurs.
Il ne faut pas hésiter à contacter d’autres arbitres, car le plus difficile dans l’arbitrage, c’est que l’on ne fait plus partie d’une équipe de club, donc quand le match ne se passe pas très bien, le retour dans la voiture est pénible parfois. C’est la répétition des matchs qui fait que l’on progresse plus vite et qu’avec la motivation, le sérieux et la concentration, on améliore son arbitrage et qu’on finit par ne plus entendre les mauvais commentaires.
QUELQUES ANECDOTES
- Le premier match officiel où j’ai arbitré seul, c’était en région et mon collègue (le bien nommé Averty) ne m’avait pas prévenu qu’il ne viendrait pas.
- J’ai appris à Nicolas Batum à lancer le ballon pour un entre-deux fictif lors d’un match en NM2 ; j’ai arbitré Kévin Séraphin, Christophe Léonard ; j’ai eu l’honneur, après avoir fait une très bonne saison, d’arbitrer une finale de la coupe de France à Bercy.
- J’ai aussi officié sur différentes finales : une finale de coupe de Vendée ou de Pays de la Loire, les finales NM3, 2 et même le trophée du futur.
Il ya eu de mauvais matchs, des incidents, mais je n’ai jamais voulu arrêter. En effet, ces mauvais moments m’ont permis de me remettre en cause.
LIBRE A MOI … / LE MOT DE LA FIN
J’ai beaucoup reçu dans le basket, alors j’essaie de donner à mon tour.